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Ensemble de textes sur les médias participatifs.

Dès sa création, Moteur ! a rejoint le mouvement des médias participatifs représentés par la Fédération des Vidéos des Pays et des Quartiers basée à Aix-en -Provence, puis en 2015, le mouvement des Médias Citoyens à Marseille.

 

audiovisuel participatif - Fédération nationale


http://www.audiovisuel-participatif.org/

Texte fondateur:

 L'audiovisuel de proximité

 

Les associations de production audiovisuelle et les télévisions associatives adhérentes à la Fédération se retrouvent aussi bien en milieu rural (Pays basque intérieur, Plateau de Millevaches, Finistère, Parc naturel régional de la Brenne…), qu’en milieu urbain (Ile de France, Marseille, Aix-en-Provence, Amiens, Bar-le-Duc…).
Tous les modes de diffusion sont utilisés, de la “télé brouette”, “télé poussette” à la Web TV, en passant par des expériences de diffusion temporaire sur le réseau hertzien, les réseaux câblés, les fenêtres de diffusion sur des chaînes thématiques. La majorité privilégie cependant la diffusion publique suivie de débat en présence des acteurs du territoire. 
Ces télévisions s’inscrivent dans un modèle économique hybride, faisant appel à l’auto-production, aux finances publiques et privées, ainsi qu’au bénévolat. Elles sont à but non lucratif et relèvent de l’économie solidaire.
La télévision participative favorise l’implication des habitants dans un projet commun, qui peut-être celui de réaliser un film, de participer à un plateau télé, de devenir acteur du projet de télévision locale, d’animer des soirées de diffusion publique, d’intervenir dans les débats des plateaux télé. Par leur proximité avec les citoyens et leur dimension sociale affirmée, ces télévisions touchent des catégories de population souvent en marge socialement et culturellement : habitants des cités, populations immigrées, populations des zones rurales reculées.
Outil de valorisation du territoire, la télévision participative est également un outil de changement social en favorisant l’expression et la participation des citoyens.

 

Petite histoire brève des télés locales à Marseille

 

L'idée d'un projet concret d'une télé locale associative à Marseille est né en mai-juin 2000 lors de réunions organisées par un journal aujourd'hui disparu : Taktik (hebdomadaire culturel gratuit) avec des gens venus du théâtre, de l'audiovisuel, qui travaillaient sur le web, des journalistes indépendants. Il y a eu, ensuite, en 2000, lors de la Fête du plateau (13006 Marseille), une première expérience de télévision temporaire (autorisée par le CSA) avec l'aide des copains de Primitivi.

Au cours de la même période, en France, plusieurs expériences étaient en cours:  Dans le Larzac, Télé Millevaches expérimentait dans le réseau des bibliothèques et bars, à Paris, Zaléa TV émergeait  avec des formes nouvelles et une loi allait   désormais autoriser  l'ouverture des moyens de diffusion au monde associatif. A Marseille, l'association Protis, porteuse du projet Protis TV est née en janvier 2001.
Elle  a attendu l'appel d'offre du CSA (Conseil supérieur de l’Audiovisuel) qui a beaucoup tardé .  La loi, permettant  aux télévisions de statut associatif de se porter candidates à la fréquence hertzienne mais sans moyens économiques adaptés, bien que votée en août 2000 n’a eu ses décrets d’application qu’en 2003.
Protis s'est un peu usée à faire des projections publiques en forme de télé brouettes en attendant. Plus tard,  un collectif plus large, T.V.Asso a repris l'idée et a répondu au fameux appel d'offre, paru enfin  fin 2004.
Entre temps, O2Zone TV est née à Airbel (11ème arrondissement de Marseille). gérée en partie par les habitants d'Airbel avec l'aide du centre social et de la Politique de la Ville.
Finalement, le choix du CSA s’est porté en 2005, permis    8 projets dont 3 associatifs, sur  un projet commercial, TV7, aujourd'hui renommé LCM. Un projet soutenu par La Provence, la Caisse d'Epargne, le groupe AB sous le regard bienveillant de la mairie de Marseille qui pourtant, a quelques difficultés financières aujourd’hui, cette chaîne  émet sur le hertzien, le câble et peut être bientôt la TNT.
Ainsi, la France compte aujourd’hui seulement 145 chaînes locales, dont 45 chaînes locales hertziennes et 100 canaux locaux du câble.

Ainsi, la France compte aujourd’hui seulement 145 chaînes locales, dont 45 chaînes locales hertziennes et 100 canaux locaux du câble.
Seulement car c’est beaucoup moins que l’Allemagne, l’Italie, L’Espagne, la revendication première est toujours, depuis 2005, la création d’un fonds de péréquation pour les télés locales, fonds financier similaire à celui des radios locales.

 

Logo de Protis TV en 2000: logo_protis   

Logo de T.V. asso en 2000: logos_tvasso

 


Le collectif médias citoyens paca

 

L'association née le 10 juillet 2014 réunit des structures audiovisuelles, des radios et des journaux indépendants comme "Le ravi".

Elle fait partie d'une structure plus large: Médias Citoyens, née à Lyon en 2009.

 

 

 

Le Collectif des Medias Libres et Solidaires en PACA et pas que

 

Le collectif est né en 2006 à Marseille après l'échec de la candidature pour la création d'une télé associative sur Marseille (Tvasso, non retenue par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel). Il se réunit 2 à 3 fois par an à l'Equitable Café (prés de Notre dame Du Mont 13006)
Il est composé de structures de l'audiovisuel, de radios, de la presse écrite, de l'internet !


Images et Paroles Engagées, Primitivi, l'APEAS, Access Equilibre, Marsnet, Airelles vidéo, journal CQFD, L'âge de faire, La Dynamo, du journal Le Ravi, le Village des Facteurs d'Images, du journal Marseille la cité, la web tv Moteur ! , O2 Zone TV, Radio Grenouille 888, du journal Ventilo, Yeba -Portail des associations de PACA, [Vibrisse], Tabasco vidéo , l'image comme outil d'expression, SPIP, le collectif Cailloux, Salades Nicoises, Mille Babords, B.A.balex, Kollectif Nawak, la FVPQ., Radio Galère.


Son objectif ?
Il est pluriel, il est porté par chacun d'entre nous (voir article de presse APEAS-Dynamo)
Mais c'est un lieu d'expérimentations, à Marseille mais aussi à Nice, pour monter d'autres images, une autre information et pour produire ensemble certains événements nourris de projections.


Evénements organisés :
De décembre 2007 à mars 2008 : plusieurs soirées de projections et de débats de soutien organisées au café  à l'Embobineuse .
Le collectif a édité 2 dvd sur ces  soirées .

 

Les propositions de Teletambores (télé associative, dans la banlieue de Caracas , au Venezuela)

"Propositions pour une télé libre

1 Contre la déïfication des marchandises: voir ceux qui la produisent. Contre l’invisibilité des travailleurs: entrer dans les lieux de travail partout ou la caméra reste interdite.

2 Contre le découpage du réel en thèmes de documentaires et en grilles de programmes: se préoccuper d’abord de l’unité en mouvement du réel  et de ce qu’il nous dit à chaque instant.

3 Explorer les autres dimensions d’un conflit, d’une lutte. Contre la division du secteur populaire: renforcer leurs liens de solidarité en montrant leurs intérêts communs.

4 Contre l’information ponctuelle et sans lendemain: développer le droit de suite.

5 Contre l’ambiance répressive: refaire le lien entre nous, vaincre notre peur à sortir de chez nous, réoccuper la rue.

6 Au lieu de couper la parole: écouter les solutions qu’apportent les gens, les réunir et les comparer. Ecouter la mémoire de la lutte populaire. Au lieu de noyer les gens dans le silence: déchirer ce silence.

7 Au lieu d’exporter des miss et du pétrole: exporter des sentiments. Au lieu de faire des images de la misère, montrer des images de gens luttant contre la misère.

8 Arracher  la culture populaire  au musée du folklore, entendre ces messages de changement, ces forces de libération. Contre l’ordre fait nature: chercher les questions qui font trembler  sa mise en scène.

9 Voir comment s’écoule le temps de la vie, loin de la course contre le temps,, retrouver le temps comme matière première des images.

10. Contre l’américanisation: décoloniser les images, par exemple, ré-apprendre à suggérer l’amour  au lieu de le montrer.

11 Contre la violence faite à la femme, rendre la femme visible.

Une méthode :
Filmer pas à pas, dans la rue, là où se déroule la vie, là où peut se nouer la participation, de rue en rue, de quartiers en quartiers. Les liens entre les êtres et les choses, se sont les gens qui les désignent. La matière première, c’est la discussion avec les gens, l’instinct de solidarité. Refuser de centrer l’image c’est penser qu’un regard renvoie toujours  à un autre, que rien n’est fixé d’avance.
Faire ensemble une télévision, c’est un mouvement d’organisation. Voir c’est s’organiser, se mobiliser, dialoguer.
Lentement s’approcher des gens,  rompre la distance, c’est  rompre la peur de s’unir, la peur de la liberté. Ce n’est plus le documentaire comme marchandise thématique. C’est le point de vue né de la discussion et des expériences de tous. Ainsi comme le documentaire a joué un rôle d’innovation par rapport au cinéma, la télévision libre peut réveiller   le langage à son tour.

Au fond la télévision libre ne devrait pas être un renversement systématique de la télévision dominante, mais la découverte de résistances qui viennent de partout, pour les réunir et les renforcer. Telle serait la tache, par excellence de la télévision libre. S’appuyer sur les éléments les plus progressistes de la culture populaire, pour les multiplier, leur donner une résonnasse majeure, et enraciner lentement une nouvelle forme de vie.

La télévision est un rêve éveillé, un rêve en mouvement, qui en entraîne d’autres, un rêve qui emporterait  chacun au-delà de soi, vers un soi qui s’appelle Coumbe, terre libre"

Propos de Thierry Deronne

 

Voir aussi PRIMITIVI, la télé rebelle marseillaise.

 

en direct de / rencontres des medias independants

Reportages sur la rencontre des Médias Associatifs et indépendants à Marseille qui a eu lieu du 5 au 8 mai 2006 à Marseille (Friche de la Belle de mai).

Plusieurs dizaines de médias locaux et nationaux, presse écrite, radios, télés, étaient réunis sur le site de la Belle de Mai pour débattre des moyens d’existence et de développement de ces formes d’expression libres et indépendantes et notamment de ce qu’on, appelle le Tiers secteur audiovisuel. Un texte d’appel est né consultable sur internet.
Présents à cette importante initiative , nous avons voulu capter des paroles de gens d'Italie, du Brésil, du Venezuela, de Toulouse et d’Irlande qui ont développé des web TV ; un peu comme la nôtre.
Le temps de constater que Moteur ! s’inscrit bien dans un mouvement d’expression large sur toute la planète, l’alteraudiovisuel ?
Images et sons :Jean François Debienne
Au micro : Jean Obega

1.TV Bruits

tvbruits Mis en ligne le 24/07/06
Durée : 4'10


2.TV Livre

tvlivre Mis en ligne le 24/07/06
Durée : 5'00


3.Vive TV

vivetv Mis en ligne le 24/07/06
Durée : 6'40


4.In^ su TV

insutv Mis en ligne le 24/07/06
Durée : 5'30